Tout savoir sur les parasomnies

Parasomnies

Qu’est-ce qu’une parasomnie ?

Les parasomnies représentent un ensemble de comportements moteurs indésirables et anormaux survenant lors de l’endormissement, du sommeil ou durant la phase d’éveil. Ces comportements incluent des actions telles que parler, marcher ou même manger en dormant. Les personnes atteintes de parasomnie n’ont généralement aucun souvenir de ces épisodes au réveil, ce qui peut causer beaucoup de confusion et d’inquiétude. Le diagnostic de ces troubles repose principalement sur une anamnèse détaillée, un examen clinique et parfois une polysomnographie pour confirmer les cas douteux.

Quels sont les différents types de parasomnie ?

Les parasomnies peuvent être classées en fonction des phases du sommeil durant lesquelles elles se manifestent : le sommeil lent profond (NREM) et le sommeil paradoxal (REM).

Les parasomnies du sommeil lent profond

La paralysie du sommeil

La paralysie du sommeil est une expérience effrayante où le patient se trouve incapable de bouger ou de parler tout en étant conscient. Cette incapacité temporaire de mouvement volontaire survient souvent lors de la transition entre le sommeil et l’éveil, soit en phase hypnagogique (endormissement), soit en phase hypnopompique (réveil). La paralysie du sommeil peut être accompagnée d’hallucinations visuelles ou auditives, rendant l’expérience encore plus angoissante. Les facteurs favorisants incluent le surmenage, les irrégularités du sommeil et la narcolepsie.

Le somnambulisme

Le somnambulisme, un des troubles les plus connus, se manifeste par des comportements complexes tels que marcher, parler ou même réaliser des tâches tout en étant endormi. Ce phénomène survient pendant le stade N3 du sommeil lent, souvent au début de la nuit. Les somnambules ont les yeux ouverts mais ne répondent pas aux stimuli extérieurs. Les déclencheurs du somnambulisme incluent la dette de sommeil, la consommation d’alcool, le stress et certaines maladies comme l’épilepsie. Les complications possibles incluent des blessures causées par des chutes ou des collisions.

L’éveil confusionnel

L’éveil confusionnel se caractérise par des comportements inappropriés ou une confusion importante lors de la transition du sommeil profond au réveil. Il est particulièrement fréquent chez les enfants et se manifeste souvent par des épisodes de confusion et de désorientation.

Les parasomnies du sommeil paradoxal

La paralysie nocturne

La paralysie nocturne, similaire à la paralysie du sommeil, se produit pendant le sommeil paradoxal (REM). Les patients se réveillent partiellement, incapables de bouger ou de parler, bien qu’ils soient conscients de leur environnement. Cette condition peut être très perturbante, surtout lorsqu’elle est accompagnée d’hallucinations.

Le trouble du comportement en sommeil paradoxal

Le trouble du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) est marqué par des mouvements brusques et agressifs pendant le sommeil REM. Les patients peuvent parler, crier, gesticuler violemment, souvent en réponse à des rêves intenses. Ce trouble est plus fréquent chez les personnes âgées et celles atteintes de maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson. Le diagnostic repose sur une polysomnographie et des examens neurologiques. Les complications incluent des blessures pour le patient et le partenaire de lit.

La maladie des cauchemars

Les cauchemars sont des rêves terrifiants qui se produisent pendant le sommeil paradoxal. Ils sont souvent déclenchés par des facteurs comme la fièvre, le stress ou la consommation d’alcool. Bien qu’ils soient plus fréquents chez les enfants, les adultes peuvent également en souffrir, surtout en cas de détresse mentale. Les cauchemars récurrents peuvent provoquer une détresse mentale importante, perturbant le sommeil et la qualité de vie.

La somniloquie

La somniloquie, ou le fait de parler en dormant, est une parasomnie relativement bénigne où le patient parle, rit ou murmure pendant son sommeil. Bien que souvent inoffensive, elle peut être dérangeante pour le partenaire de lit.

Les autres parasomnies

L’énurésie

L’énurésie, ou le fait d’uriner la nuit dans son lit, est une parasomnie fréquente chez les enfants. Elle peut être due à une variété de facteurs, y compris une vessie immature, des troubles émotionnels ou une histoire familiale d’énurésie.

La catathrénie

La catathrénie est caractérisée par des gémissements expiratoires ou des grognements pendant le sommeil paradoxal. Bien que souvent inoffensive, elle peut causer de l’anxiété chez les partenaires de lit en raison du bruit.

Les hallucinations hypnagogiques

Les hallucinations hypnagogiques surviennent lors de l’endormissement et peuvent inclure des visions ou des sons effrayants. Ces hallucinations sont souvent vécues par les patients souffrant de narcolepsie.

Les troubles alimentaires liés au sommeil

Les troubles alimentaires liés au sommeil impliquent la consommation de nourriture pendant le sommeil, souvent sans souvenir de l’épisode au réveil. Ces comportements peuvent entraîner des blessures, des intoxications alimentaires ou une prise de poids non désirée.

Quelles sont les causes de parasomnies ?

Les causes des parasomnies sont variées et incluent des facteurs génétiques, des perturbations des rythmes du sommeil, la consommation excessive d’alcool ou de stupéfiants, et les effets secondaires de certains médicaments. Les parasomnies peuvent également être associées à d’autres pathologies du sommeil comme le syndrome des jambes sans repos ou l’apnée du sommeil, ainsi qu’à des maladies neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer.

Quels sont les symptômes de parasomnies ?

Les symptômes des parasomnies varient selon le type de trouble. Ils peuvent inclure des comportements moteurs complexes comme marcher ou parler pendant le sommeil, des cris, des hurlements, des mouvements brusques, des gémissements, des hallucinations, et des épisodes de confusion. Ces symptômes peuvent entraîner des conséquences graves telles que des blessures, une somnolence pendant la journée, et des perturbations importantes de la qualité de vie.

Comment faire le diagnostic de parasomnie ?

Le diagnostic de parasomnie repose principalement sur une anamnèse détaillée et un examen clinique. Dans certains cas, une polysomnographie est nécessaire pour confirmer le diagnostic, surtout pour le trouble du comportement en sommeil paradoxal. Cette étude du sommeil permet de surveiller les activités cérébrales, cardiaques, respiratoires et musculaires pendant le sommeil, fournissant des informations précieuses sur les épisodes de parasomnie.

Quels sont les traitements disponibles ?

Le traitement des parasomnies dépend du type de trouble et de sa gravité. Voici quelques approches courantes :

  1. Somnambulisme :

    • Mesures comportementales : Éliminer les déclencheurs, protéger contre les blessures.

    • Médicaments : Benzodiazépines, etc…

  2. Terreurs nocturnes :

    • Pour les enfants : Réconfort parental.

    • Pour les adultes : Psychothérapie ou traitement médicamenteux (benzodiazépines).

  3. Cauchemars :

    • Traitement de la détresse mentale sous-jacente.

  4. Trouble du comportement en sommeil paradoxal :

    • Médicaments : Clonazépam, mélatonine, par exemple.

    • Mesures de sécurité : Informer le partenaire de lit, retirer les objets dangereux.

  5. Crampes nocturnes :

    • Traitement préventif : Étirement des muscles.

    • Médicaments : Quinine, calcium, magnésium.

Examens

La polysomnographie est l’examen le plus complet du sommeil.

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FAQ

Questions fréquentes

La paralysie du sommeil n’est généralement pas dangereuse, bien qu’elle puisse être extrêmement angoissante. Elle ne cause pas de dommages physiques et les épisodes durent généralement quelques minutes. Cependant, la détresse émotionnelle qu’elle engendre peut nécessiter une consultation avec un médecin traitant pour gérer l’anxiété associée.
Lutter contre la parasomnie implique souvent des modifications du mode de vie et des habitudes de sommeil. Voici quelques conseils :

  • Maintenir une bonne hygiène de sommeil.
  • Éviter la consommation d’alcool et de stimulants avant le coucher.
  • Utiliser des techniques de relaxation comme la méditation ou l’hypnose.
  • Consulter un spécialiste du sommeil pour une prise en charge spécifique.
Les cauchemars peuvent être provoqués par diverses conditions, y compris le stress post-traumatique, la dépression, l’anxiété et certaines maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson. La consommation excessive d’alcool ou de certains médicaments peut également déclencher des cauchemars.
Le traitement de la parasomnie dépend de son type et de sa gravité. Il peut inclure des mesures comportementales, des médicaments, la psychothérapie et des techniques de relaxation. Une consultation avec un médecin traitant ou un spécialiste du sommeil est souvent nécessaire pour élaborer un plan de traitement adapté.

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